Sur la difficulté de mener à bien un projet d’écovillage

Depuis quelques temps, je note un regain d’intérêt par rapport aux écovillages: beaucoup de personnes sont à la recherche d’une manière de vivre et travailler qui soit différente de celle qui était jusqu’à présent proposée par la société occidentale:

  • la possibilité de flexibiliser son travail, tout en gardant une certaine sécurité économique.
  • la possibilité de créer des interactions avec ses voisins
  • la possibilité de vivre à contact avec la nature.

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(Photo: des endroits conviviaux et proches de la nature, éparpillées à travers l’Europe)
Beaucoup de groupes se créent, mais très peu de projets arrivent à terme: après quelques réunion et quelques mois d’enthousiasme, les envies s’essoufflent rapidement: les premières divergences émergent, l’ampleur de la tâche décourage pas mal de personnes, les mois passent sans que le projet puisse avancer.
La raison de cet impasse est que l’écovillage, tel que imaginé par la plupart des groupes (village autosuffisant du point de vue alimentaire et énergétique, utilisant uniquement des matériaux naturels et des pratiques étiques) est un projet très difficile à mettre en place. Pour que un tel projet soit mené à bien, il faut:

  • La disponibilité d’un lieu, qui soit assez grand pour loger au moins une vingtaine de personnes.
  • Que le lieu ait assez d’eau et de terre pour soutenir l’ensemble des membres
  • Qu’il soit possible d’y construire des bâtiments, d’y loger des gens et d’y implanter des activités.
  • Qu’il y ait assez de monde pour investir et rénover le lieu, ainsi que pour assurer l’autosuffisance.
  • Qu’il y ait assez de corps de métier et de connaissances pour que tous les besoins de l’écovillage soient comblés.
  • Que toutes les personnes dont l’écovillage a besoin aient envie d’y déménager et qu’ils réussissent bien leur transition.
  • Que dans toutes les phases de construction et de vie de l’écovillage, tous les besoin (eau, nourriture, abri de la pluie et du froid, instruction des enfants…) soient comblés.
  • Que entre les habitants de l’écovillage il n’y ait pas de conflits susceptibles de détruire la solidarité du groupe, ou que en cas de conflit, l’ensemble des compétences soit reconstruit rapidement.

Étant donnée la difficulté de réunir tous ces facteurs en un laps de temps relativement réduit, il y a-t-il une manière de créer un écovillage d’une manière plus facile et plus rapide?

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2 réflexions sur “Sur la difficulté de mener à bien un projet d’écovillage

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