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Trois outils d’évaluation pour votre bâtiment (plus un quatrième que j’aimerais voir chez nous)

Dans la réalisation d’un bâtiment, il faut tenir compte de plusieurs facteurs: localisation, performance énergétique, efficacité dans la gestion des espaces… la liste des éléments à prendre en compte est longue, et on risque souvent d’en oublier quelques-uns. Pour aider les architectes et les maîtres d’ouvrages dans la réalisation d’un projet, il existe néanmoins toute une série d’outils que permettent d’évaluer un projet et quantifier ses performances.

1 – SEL

Sel (http://www.sel.admin.ch) est le système d’évaluation des logements d’utilité publique mis au point par la Confédération. Il évalue à la fois:

  • l’habitabilité des logement,  le nombre de pièces disponibles selon la taille du ménage et le nombre de mètres carrés disponibles, ainsi que l’organisation distributive de l’appartement et l’ensoleillement des pièces,
  • La présence d’aménagements extérieurs, de locaux communautaires, d’espaces semi-privés,
  • La position de l’immeuble en rapport à la ville et à ses services.

SEL est aussi le critère déterminant pour les projets d’utilité publique qui souhaitent recevoir une aide financière par l’ASH : pour pouvoir bénéficier de cette aide, un projet doit totaliser une note d’au moins 1.50 points.

2 – SMÉO

Sméo (http://www.smeo.ch) est un outil d’évaluation pour la construction durable mis au point par le Canton de Vaud. Si SEL s’occupe surtout de la fonctionnalité du bâtiment, Sméo prend en compte plutôt ses performances de durabilité écologique (cycle de vie des bâtiments, de la construction à la démolition), économique (financement de l’entier du cycle de vie du bâtiment) et sociale (participation des futurs habitants et des habitants du quartier). L’utilisation de Sméo est relativement simple, mais elle nécessite une série d’opérations préliminaires (inscription, création d’un dossier) que ne seraient pas strictement nécessaires pour l’utilisation de cet outil, et que risquent de décourager les nouveaux usagers.

3 – Walkscore

Walkscore (http://walkscore.com) est un outil d’évaluation de la localisation d’un bâtiment, basé sur le cartes fournies par Google.  Si SEL et Sméo suggèrent des critères d’évaluation, tout en laissant l’analyse aux porteurs du projet,  Walkscore calcule directement la performance du bâtiment et, à partir de son adresse, indique le nombre de commerces et services à proximité. Comme Walkscore n’est pas un outil conçu exprès pour la Suisse, souvent il est nécessaire de vérifier ses résultats et, le cas échéant, ajouter quelques services non pris en compte (notamment Coop et Migros) ou éliminer quelques commerces non pertinents (par exemples des commerces de matériel vidéo comptés comme cinémas ou des pépinières comptés comme des parcs).

4 (bonus) – Mapnificent

Notre outil bonus de la journée est Mapnificent (http://mapnificent.net). Conceptuellement similaire à Walkscore, Mapnificent calcule les endroits accessibles en transports publics à partir d’une certaine adresse. Malheureusement couvre uniquement certaines villes: si le Canada est très bien couvert, dans l’Europe francophone le seules villes couvertes sont Bordeaux, Bruxelles, Nantes, Rennes et Toulouse.  J’espère de le voir bientôt disponible en Suisse, ainsi que dans des autres villes françaises!

Écovillages: quelques idées

Après quelques mois d’absence, me voici à nouveau, avec un nouveau thème auquel je m’intéresse depuis quelques mois: les écovillages.

Qu’est-ce qu’est un écovillage? Un écovillage est une communauté intentionnelle, dans laquelle les membres peuvent expérimenter des formes de vie, d’économie et de société différentes de celles présentes dans la ville.  On peut ainsi:

  • découvrir des nouveaux modèles d’agriculture, tels que la permaculture,
  • organiser des systèmes d’échanges locaux ou des monnaies locales,
  • prévoir des formes d’habitat différentes, telles que la coopérative ou le bail associatif,
  • repenser les relations avec ses voisins

pour commencer la réflexion sur le thème, voici une vidéo (source: groupe écovillages de Glâne Ouverte) sur Findhorn, en Écosse, un des écovillages le plus anciens:

http://www.france5.fr/portraits-d-un-nouveau-monde/#/theme/ecologie/objectif-empreinte-zero/

Voyage à Bâle: 3 – Gundeldinger Feld

Après notre tour de la banlieue Sud de Bâle, revenons vers le centre ville, et précisément au 192 de la Dornacherstrasse, où une vieille usine désaffectée est devenue un centre de quartier regroupant les activités les plus diverses, le Gundeldinger Feld.

L’histoire du lieu aurait pu être la même de beaucoup d’autres cas similaires: une usine en plein centre-ville qui part en banlieue pour manque d’espace disponible, un vide urbain qui se crée, des intérêts  qui commencent à se montrer… Mais c’est à ce point que le choses changent. Les architectes du bureau INSITU, habitants du quartier, entendue la nouvelle du départ de l’usine, décident que avec cet espace on peut faire quelques chose que puisse être utile à tout le quartier. Commence donc une négociation entre les architectes, les anciennes propriétaires et des investisseur potentiels, qui finalement aboutit à la création d’une SA, qui achète les lieux et entreprend sa mutation.

Les architectes du bureau viennent tous d’une période de travail en Afrique, et décident d’appliquer ici les mêmes principes qu’avaient réglé leurs expériences africaines, notamment:

  • la recherche d’usages compatibles avec les espaces à réaffecter, de manière à minimiser les travaux nécessaires;
  • l’usage de materiaux massifs (notamment bois, métal, maçonnerie, béton), facilement réparables et dotés d’une longue durée de vie.
  • l’ouverture des espaces ainsi réalisés à une population la plus vaste possible.

Le résultat de cette approche est un ensemble comprenant les fonctions les plus diverses, notamment:

Vue  de la cour centrale.  À gauche, le restaurant Eo Ipso, à droite, les bureaux.

Détails de la cour. Les travaux ici se sont limités à un nouveau sol, des pots à fleurs et des abris vélos. Grâce aux règlements bâlois, très permissifs vers les projets "sans voitures", aucune place de parc n’a du être aménagée dans l’enceinte du complexe.

Au contraire d’autres projets similaires, les bacs à fleurs ne sont pas cloués au sol. Les usagers du lieu peuvent les déplacer selon leurs envies, et donner leur touche personnelle à cet espace.

Le restaurant Blinde Kuh et ses bouteilles écrites en Braille. Dans ce restaurant, le personnel est entièrement composé par des aveugles et on mange dans le noir le plus complet. Si vous passez par Bâle, c’est une expérience à ne pas manquer!

une halle avant rénovation.

Une halle similaire, reconvertie en bibliothèque de quartier. On peut noter que beaucoup d’éléments de l’usine (notamment les grues) sont restés sur place.

La halle de grimpe. Même ici, les éléments du passé industriel du complexe restent bien visibles.

Quelles sont les leçons à tirer de ce projet? Moi, je n’ai retenues trois:

  • Le développement durable n’est pas fait de matériaux futuribles (on peut à ce propos faire une comparaison avec le "matelas" dont je vous avais parlé quelques jour en arrière) ou de projets hyperdéterminés, mais plutôt de solution simples et facilement reproductibles. (une série de lectures à ce sujet se trouve sur le site "emergent urbanism")
  • Pour être accepté du grand public, un projet issu du développement durable doit être amusant et facile à utiliser: quelqu’un y viendra pour ses qualités environnementales, quelqu’un d’autre pour sa facilité d’usage, des autres encore pour ses prix bas, et tous ensembles contribueront à faire vivre le projet.
  • Les locaux doivent être loués à un prix qui soit assez bas pour que des activités indépendantes puissent y accéder, mais assez haut pour que ces activités soient obligés a développer un projet viable

"Sur les moulins" à Denges: transit-oriented ou pas?

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Il y a quelque semaine, j’ai découvert le quartier "sur les Moulins" (plus de détails et ) à Denges, entre Lausanne et Morges. Par rapport à la moyenne des nouvelles réalisations dans le canton, ce projet semble aller vers un développement de type "transit oriented", même s’il y a plusieurs aspects qui me laissent des doutes. Un explication en image aidera à mieux comprendre la question.

Pourquoi ce projet est "transit-oriented"

Parce que c’est un projet mixte. Une visite sur walkscore.com le confirme: ce projet permet aux habitants de faire leurs achats à pieds, sans besoin d’aller en voiture pour toutes nécessités. De plus, il permet de mieux desservir les habitants des quartiers environnants.

Parce qu’il est bien desservi par les transports publics: La ligne 701 des MBC passe juste à côté, et relie le quartier aux hautes écoles, au métro M1 et à la gare de Morges.

Parce qu’il propose des espaces-rue de type traditionnel, notamment:

une contre-allée, comme dans les boulevards parisiens:

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des commerces au rez-de-chaussée:

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Et une articulation intéressante entre rue principale et ruelles secondaires:

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Pourquoi ce projet n’est pas "transit-oriented"

Parce qu’il y a trop de places de stationnement, donc, le projet vise clairement une clientèle possédante une, voire deux voitures par ménage.

Parce que la route commerçante est très peu attrayante, et resemble plus au parking d’un supermarché qu’à une rue commerçante de centre-ville.

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Parce que ce projet ne tient pas assez en compte la route cantonale: une exemple est ce giratoire, que aurait pu être utilisé comme base pour créer un espace public de qualité (mon exemple idéal de ce type est la Piazza della Repubblica à Rome). Au lieu de s’adapter au contexte du giratoire, ici les bâtiments vont tous droits.

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Qu’en pensez-vous? est-ce une bonne étape vers des projets qui prennent en compte les exigences des usager des transports publics et de la mobilité douce, ou il y a encore beaucoup de boulot à faire?

Des écoquartiers à Abu Dhabi?

Peu à peu,  le concept d’écoquartier commence à devenir d’actualité:  de plus en plus de villes commencent à utiliser ses principes et ses recommandations dans leur planification urbaine, et à les utiliser comme outils de promotion dans le contexte international.

Et quand ces principes se mélangent avec l’approche arabe à l’écologie, ça  c’est le résultat:

Le marché dominical d’Ouchy

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(image: Flickr by Stephanie Booth)

J’aime les marchés. Faire ses achats à l’air libre, acheter des produits locaux directement chez les paysans, parler directement avec le vendeur sont des plaisir que aucun supermarché ne pourra jamais remplacer. Malheureusement, les marchés ont souvent des horaires inconfortables: ils ouvrent souvent une-deux fois par semaine, très tôt le matin, et la plupart d’entre eux à midi sont déjà fermés. Et donc, la plupart des temps je me suis retrouvé à faire mes achats dans le supermarché de la gare, entre lumières au Néon, produits surgelés, longues queues, employés pressés…

Jusqu’au moment où j’ai découvert le marché dominical d’Ouchy.

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(image: flickr by pictureshots)

L’endroit parfait pour faire ses achats, loin de la foule du samedi et avec une ambiance calme et rélaxée, difficile à trouver le reste de la semaine.

Et bien sur, il merite sa place dans Lausanne Dimanche!

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Dans ces derniers jours, beaucoup de personnes m’ont demandé des idées et des adresses pour faire des achats à Lausanne le Dimanche et en soirée. Donc, demande après demande, j’ai regroupé un bon nombre d’adresses.

Et, aujourd’hui, je lance officiellement le site du shopping dominical lausannois:  Lausanne Dimanche.

Construction traditionnelle: toujours d’actualité?

Je viens de terminer la lecture d’une série de livres sur la rénovation du bâtiment, notamment "Manuale del Recupero del Comune di Roma" et "Materia e Significato" de Paolo Marconi. J’ai suivi plusieurs cours avec M. Marconi et les professeurs de son département et leur approche, axé sur la redécouverte des techniques traditionnelles de construction, m’a toujours fasciné.

Seul hic, en dehors du département, les techniques traditionnelles appartenaient au passé, et tous projets architecturaux dignes de ce nom devaient être réalisés en béton.

Une fois sorti de l’Université, je continuait à me poser la question: les techniques traditionnelles étaient encore d’actualité aujourd’hui, ou devais-je les reléguer dans la case "curiosités" et me soumettre aux impératifs du béton?

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L’année dernier, une visite à Habitat Jardin a clarifié la plupart de mes doutes: plusieurs entreprises produisent des murs porteurs, des charpentes en bois et tout ce qui sert pour réaliser une maison traditionnelle. Voici quelques exemples:

La construction traditionnelle est donc bien vivante!

Nouvelles formes architecturales pour l’habitat coopératif, Milan

En Italie, environ 80% des ménages sont propriétaires de l’appartement où ils habitent.

Si d’un côté ça les protège de la perte de leur logement suite à une résiliation de bail, et leur garantit un placement sûr de leurs économies, de l’autre ça réduit énormément la mobilité des personnes. Une situation fréquente est celle d’une famille dont les enfants ont grandi et cherchent un logement à eux:

  • Dans la plupart des cas, les enfants sont obligés de rester dans la maison familiale jusqu’au moment où ils ont eux mêmes un pouvoir d’achat suffisant à acheter un appartement, c’est à dire vers 35-40 ans.
  • Si les enfant veulent quand même sortir de la maison familiale,  ils doivent dépenser une grande partie de leur salaire dans un loyer,tandis que les parents restent avec une chambre vide que n’ont plus besoin d’utiliser.

Pour ma soumission au concours "nouvelles formes architecturales pour l’habitat contemporain" à Milan, je me suis basé sur ce constat, et j’ai cherché des possibles solutions. Une inspiration m’est venue du concept de la "maison flexible", dont j’avais déjà parlé dans mon blog en anglais et dont j’avais trouvé des exemples , et .

Des autres idées sont venues du concept d’architecture et complexité, dont j’avais déjà parlé .

Et donc, je suis parti avec un module de 4 x 8 m, qui peut accueillir un studio (monolocale), et de son double (8 x 8 m), qui peut accueillir un 2-pièces (bilocale)

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Les deux typologies peuvent être combinés pour créer des appartement de 3 pieces (trilocale) et 4 pieces (quadrilocale)

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En tous moments, les appartements peuvent être recombinés: d’un appartement plus grand à une série d’appartements plus petits, et vice-versa. Les changements nécessitent seulement la fermeture ou l’ouverture d’une porte et d’une fenêtre.

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Le module 2-pieces peut aussi être aménagé comme salle commune: l’appartement peut aussi devenir un appartement-bureau, un espace coworking, ou un appartement d’hôtes.

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Et même dans cette configuration, peut être combiné avec les autres typologies.

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Sur le même module peuvent être implantés des commerces:

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ou des bureaux:

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Une fois définis les appartements et leur possibles combinaisons, je les ai organisés en bâtiments, dont la forme reprend les formes et les alignements des quartiers voisins.

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Pour construire les façades, j’ai suivi processus similaire à celui des plans:  j’ai définis une série de modules-fenêtre, de différentes formes et tailles, dont la choix  est laissé aux futurs habitants.

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Et voici le résultat en perspective (images realisées par Francesco Scarpelli):

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Pour approfondir, voici les dessins du concours:

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Architecture et complexité

Un des facteurs qui contribuent à la création d’un espace urbain vivant et intéressant est la complexité.  Face à des gros projets, les architectes essaient parfois de recréer une complexité dans leur bâtiments: cette approche nécessite un gros travail de conception et donne souvent des résultats pas tout à fait satisfaisants .

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Moshe Safdie, Habitat 67 (image: wikipedia)

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Frank Gehry, MIT Stata Center (image: wikipedia)

Une autre approche peut donner des résultats plus intéressant avec moins d’effort. Au lieu de dessiner tous les éléments de l’état final du projet, nous pouvons nous limiter à dessiner les "racines" du bâtiment, puis à attendre quelque mois. même des racines les plus simples peuvent sortir des bâtiments très complexes.

Un exemple de cette approche sont les logements Quinta Monroy, du bureau chilien Elemental.

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Quinta Monroy, avant l’arrivée des habitants (image: ArchDaily)

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La même vue, quelques mois après. Les habitants sont arrivés, ont pris possession de leurs appartements, et les ont modifiés pour les adapter à leurs besoins. Comme résultat, chaque maison est différente. (image: ArchDaily)

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