Le terme “requalification urbaine” est souvent utilisé pour définir des projets très différents. La réhabilitation urbaine peut à la fois représenter des projets initiés par des habitants, par des acteurs privés ou par les pouvoirs publics; elle peut concerner de petites interventions (réaménagement d’une rue ou réhabilitation d’un vieux bâtiment) ou de grands projets (réaménagement de zones de friches, quartiers anciens ou dégradés, …), ou encore des projets qui ont comme but l’amélioration de la qualité de vie des habitants du quartier et d’autres qui visent plutôt au développement économique de la ville.
Nos intervenants nous guideront à travers les multiples facettes de ce concept par une série d’exemples réalisés à Lausanne et ailleurs, et nous présenteront des outils pour faciliter et évaluer la requalification.
Lundi 28 septembre 2009 – 20h00
Lieu : Pôle Sud, Av. J-J. Mercier 3 (Place de l’Europe), 1003 Lausanne >>PLAN
avec Sandra Guinand, chercheuse à l’institut de géographie de l’UNIL et Pablo Cruchon, travailleur social.
Il y a quelque semaine, j’ai découvert le quartier “sur les Moulins” (plus de détails là et là) à Denges, entre Lausanne et Morges. Par rapport à la moyenne des nouvelles réalisations dans le canton, ce projet semble aller vers un développement de type “transit oriented”, même s’il y a plusieurs aspects qui me laissent des doutes. Un explication en image aidera à mieux comprendre la question.
Pourquoi ce projet est “transit-oriented”
Parce que c’est un projet mixte
Une visite sur walkscore.com le confirme: ce projet permet aux habitants de faire leurs achats à pieds, sans besoin d’aller en voiture pour toutes nécessités. De plus, il permet de mieux desservir les habitants des quartiers environnants.
Parce qu’il est bien desservi par les transports publics
La ligne 1 des MBC passe juste à côté, et relie le quartier aux hautes écoles, au métro M1 et à la gare de Morges.
Parce qu’il propose des espaces-rue de type traditionnel
Et une articulation intéressante entre rue principale et ruelles secondaires:
Pourquoi ce projet n’est pas “transit-oriented”
Parce qu’il y a trop de places de stationnement
Donc, le projet vise clairement une clientèle possédante une, voire deux voitures par ménage.
Parce que la route commerçante est très peu attrayante
Et ressemble plus au parking d’un supermarché qu’à une rue commerçante de centre-ville.
Parce que ce projet ne tient pas assez en compte la route cantonale
une exemple est ce giratoire, que aurait pu être utilisé comme base pour créer un espace public de qualité (mon exemple idéal de ce type est la Piazza della Repubblica à Rome). Au lieu de s’adapter au contexte du giratoire, ici les bâtiments vont tous droits.
Qu’en pensez-vous? est-ce une bonne étape vers des projets qui prennent en compte les exigences des usager des transports publics et de la mobilité douce, ou il y a encore beaucoup de boulot à faire?
Dès le 23.09.09, un fois par mois au Restaurant de l’Ouest – Le Pois-Chiche, Av. de Morges 119 (arrêt de bus “Prélaz”)
L’Association Écoquartier propose désormais les Cafés Écoquartier: un rendez-vous mensuel, informel, pour discuter d’écohabitat, de coopératives, de projets urbains, et pour échanger bons plans et tuyaux. Pas d’inscription préalable, entrée libre!
Peu à peu, le concept d’écoquartier commence à devenir d’actualité: de plus en plus de villes commencent à utiliser ses principes et ses recommandations dans leur planification urbaine, et à les utiliser comme outils de promotion dans le contexte international.
Parfois l’été est une bonne période pour essayer des transformations urbaines sans la peur de trop bouleverser la vie des habitants. c’est le bon moment pour fermer une route au trafic motorisé ou transformer des places de parc en quelque chose d’autre.
Ce dernier cas est celui de la place du Château à Lausanne. Normalement utilisée comme parking, une semaine par année cette place se transforme en scène principale du Festival de la Cité.
Conçue par l’architecte Anouk Vogel et organisée dans le cadre de Lausanne Jardins 2009, l’installation “À chaque château son jardin” a transformé le temps d’un été la place du Château, de parking pour voitures en parking pour bacs à fleurs.
J’aime les marchés. Faire ses achats à l’air libre, acheter des produits locaux directement chez les paysans, parler directement avec le vendeur sont des plaisir que aucun supermarché ne pourra jamais remplacer. Malheureusement, les marchés ont souvent des horaires inconfortables: ils ouvrent souvent une-deux fois par semaine, très tôt le matin, et la plupart d’entre eux à midi sont déjà fermés. Et donc, la plupart des temps je me suis retrouvé à faire mes achats dans le supermarché de la gare, entre lumières au Néon, produits surgelés, longues queues, employés pressés…
L’excuse ne pourrait être plus banal. Des câbles à substituer, des travaux sur la chaussée, et tout d’un coup la Rue Mauborget et la Rue Neuve à Lausanne se transforment en rues piétonnes.
Les autobus passent ailleurs et des nouvelles perspectives s’ouvrent.
Et avec la complicité d’une belle journée de soleil, de temps en temps, quelqu’un s’aventure dans ce nouvel espace.
Mais, pour l’instant, la plupart des gents n’osent pas s’aventurer au milieu de la chaussée et restent sur les trottoirs.
Par contre, plusieurs profitent du passage piéton entre le Valentin et la Riponne, qui ne nécessite plus d’attente aux feux rouges.
Côté autobus, pour l’instant je ne vois pas de gros soucis. La ligne 2 semble même être devenue un peu plus rapide (si vous avez des remarques sur les lignes 1 et 8, faites-moi le savoir!)… et donc tout ça m’incite à poser une question:
Je m’intéresse à la question depuis quelques temps, et je trouve que la plupart des débats tournent autour d’une fausse problème. Ils partent du principe que les œuvres qui nous intéressent soient toutes protégés par le droit d’auteur, et que la question concerne uniquement les moyens d’y accéder.
Si ce principe était vrai en 2000, maintenant les choses ont un peu changé.
Les grandes maison de disques ne gèrent plus la totalité du marché de l’art, et une partie grandissante d’artistes décident de publier leur travail sans passer par eux (des exemples en vrac: jamendo, ccmixter, newgrounds). Pour l’instant, la partie des œuvres promues par les grandes maison de disques restent majoritaires, mais la partie des œuvres diffusées librement est toujours grandissante.
La question du piratage est souvent réduite au téléchargement illégal d’œuvres protégées, et leur utilisation telles quelles. Ce n’est que la pointe de l’iceberg d’un problème plus grand, que semble ne pas concerner les maisons du disque, mais que risque d’être leur coup fatal: à chaque fois qui une nouvelle œuvre sort sur le marché, elle est remixée, parodiée et détournée par des milliers d’utilisateurs. Souvent, les œuvres dérivées sont publiées de manière gratuite, et rentrent dans la culture générale au même titre que leurs originaux protégés.
Et l’exemple extrême est donnée par cette vidéo:
La chanson “Boulevard of Broken Songs”, née comme remix illégal d’une chanson de Green Day, diffusé massivement et gratuitement à travers internet, devient la bande son d’une vidéo celebrant l’équipe de football AC Milan, dont le proprietaire est une des grandes maisons de disques qui soutiennent la lutte contre le piratage informatique.
Les pirates sont désormais dans le château du roi.