Atelier "une vie à mon image" le 25 mai prochain

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Peut-on construire sa vie comme on construit sa maison? Dans un projet participatif d’habitat on peut décider où placer les murs, dans quel matériau les construire, combien de chambres on veut et de quelle taille, quel rapport on veut avoir avec ses voisins et avec le quartier… De la même manière, on peut procéder pour la rédaction d’un véritable projet de vie: on peut dessiner sa relation avec le travail et l’argent, imaginer le type de famille qu’on veut avoir, imaginer les relation qu’on veut avoir avec ses proches et avec le reste de la communauté…

Voici le thème de l’atelier "une vie à mon image" que je vais animer,  en collaboration avec Nathalie Borgnana,  dans le cadre de la journée portes ouvertes de l’association "résonance & bien-être".

Rendez-vous samedi 25 mai à 14h à l’espace Gaimont, chemin Gaimont 1, 1213, Petit-Lancy.

Plus de détails sur le site d’APRES-GE: http://apres-ge.ch/node/42114

Trois outils d’évaluation pour votre bâtiment (plus un quatrième que j’aimerais voir chez nous)

Dans la réalisation d’un bâtiment, il faut tenir compte de plusieurs facteurs: localisation, performance énergétique, efficacité dans la gestion des espaces… la liste des éléments à prendre en compte est longue, et on risque souvent d’en oublier quelques-uns. Pour aider les architectes et les maîtres d’ouvrages dans la réalisation d’un projet, il existe néanmoins toute une série d’outils que permettent d’évaluer un projet et quantifier ses performances.

1 – SEL

Sel (http://www.sel.admin.ch) est le système d’évaluation des logements d’utilité publique mis au point par la Confédération. Il évalue à la fois:

  • l’habitabilité des logement,  le nombre de pièces disponibles selon la taille du ménage et le nombre de mètres carrés disponibles, ainsi que l’organisation distributive de l’appartement et l’ensoleillement des pièces,
  • La présence d’aménagements extérieurs, de locaux communautaires, d’espaces semi-privés,
  • La position de l’immeuble en rapport à la ville et à ses services.

SEL est aussi le critère déterminant pour les projets d’utilité publique qui souhaitent recevoir une aide financière par l’ASH : pour pouvoir bénéficier de cette aide, un projet doit totaliser une note d’au moins 1.50 points.

2 – SMÉO

Sméo (http://www.smeo.ch) est un outil d’évaluation pour la construction durable mis au point par le Canton de Vaud. Si SEL s’occupe surtout de la fonctionnalité du bâtiment, Sméo prend en compte plutôt ses performances de durabilité écologique (cycle de vie des bâtiments, de la construction à la démolition), économique (financement de l’entier du cycle de vie du bâtiment) et sociale (participation des futurs habitants et des habitants du quartier). L’utilisation de Sméo est relativement simple, mais elle nécessite une série d’opérations préliminaires (inscription, création d’un dossier) que ne seraient pas strictement nécessaires pour l’utilisation de cet outil, et que risquent de décourager les nouveaux usagers.

3 – Walkscore

Walkscore (http://walkscore.com) est un outil d’évaluation de la localisation d’un bâtiment, basé sur le cartes fournies par Google.  Si SEL et Sméo suggèrent des critères d’évaluation, tout en laissant l’analyse aux porteurs du projet,  Walkscore calcule directement la performance du bâtiment et, à partir de son adresse, indique le nombre de commerces et services à proximité. Comme Walkscore n’est pas un outil conçu exprès pour la Suisse, souvent il est nécessaire de vérifier ses résultats et, le cas échéant, ajouter quelques services non pris en compte (notamment Coop et Migros) ou éliminer quelques commerces non pertinents (par exemples des commerces de matériel vidéo comptés comme cinémas ou des pépinières comptés comme des parcs).

4 (bonus) – Mapnificent

Notre outil bonus de la journée est Mapnificent (http://mapnificent.net). Conceptuellement similaire à Walkscore, Mapnificent calcule les endroits accessibles en transports publics à partir d’une certaine adresse. Malheureusement couvre uniquement certaines villes: si le Canada est très bien couvert, dans l’Europe francophone le seules villes couvertes sont Bordeaux, Bruxelles, Nantes, Rennes et Toulouse.  J’espère de le voir bientôt disponible en Suisse, ainsi que dans des autres villes françaises!

Quelle maison pour les familles non conventionnelles?

Les familles sont en train de changer. Divorces, nouveaux partenaires, couples homosexuelles ou polyamoureuses, enfants nés de différents mariages, tous ça a crée une palette de situations différentes, chacune avec ses besoins et ses exigences.

Image: locations et divorce, tout en un! (source: flickr)

Face à cette diversification des modèles familiaux, quelle a été la réponse du marché immobilier? Pour l’instant, aucune: jusqu’à présent, les acteurs du marché immobilier  on préféré se concentrer sur les familles traditionnelles, celles avec père, mère, fils, fille, chat , chien, voiture…

Vidéo: Nous aimerions habiter une maison dans la nature! (ci piacerebbe vivere in una casa nel verde!)

Pour pallier à ce manque, je lance le sondage "Quelle maison pour les familles non conventionnelles?": d’ici jusqu’au mois de mai, je vais recueillir les différentes idées et expériences, pour les concrétiser ensuite dans un projet d’habitat coopératif.

Pour y répondre, vous pouvez laisser un commentaire ou me contacter en privé.

Donc, n’hésitez pas à me faire part de vos idées, de vos envies, de vos rêves!

Écovillages: quelques idées

Après quelques mois d’absence, me voici à nouveau, avec un nouveau thème auquel je m’intéresse depuis quelques mois: les écovillages.

Qu’est-ce qu’est un écovillage? Un écovillage est une communauté intentionnelle, dans laquelle les membres peuvent expérimenter des formes de vie, d’économie et de société différentes de celles présentes dans la ville.  On peut ainsi:

  • découvrir des nouveaux modèles d’agriculture, tels que la permaculture,
  • organiser des systèmes d’échanges locaux ou des monnaies locales,
  • prévoir des formes d’habitat différentes, telles que la coopérative ou le bail associatif,
  • repenser les relations avec ses voisins

pour commencer la réflexion sur le thème, voici une vidéo (source: groupe écovillages de Glâne Ouverte) sur Findhorn, en Écosse, un des écovillages le plus anciens:

http://www.france5.fr/portraits-d-un-nouveau-monde/#/theme/ecologie/objectif-empreinte-zero/

Ouverture de la PECHE

Ça fait un moment qu’on me demande

  • "comment fait-on pour habiter en coopérative?"
  • où faut-il s’inscrire?
  • ou trouve-t-on les adresses des coopératives?

Donc, voici la réponse:

"En mai 2011, la PECHE – Plateforme d’Échange des coopératives d’Habitants pour les Ecoquartiers – est fondée à Lausanne sous l’impulsion de l’Association Ecoquartier et de la CODHA, coopérative de l’habitat associatif.

Buts de la PECHE
•  Être un lieu d’information et d’échange pour les coopératives d’habitant·e·s
•  Aider à la constitution de coopératives d’habitant·e·s
•  Assister les coopératives d’habitant·e·s dans leur développement
•  Être la porte-parole de ses membres auprès des pouvoirs publics et autres acteurs

Cette plateforme regroupe les coopératives et les associations qui s’engagent pour la réalisation de quartiers durables par le biais de coopératives d’habitant·e·s. L’association est ouverte à toute personne morale qui poursuit les mêmes buts et souscrit à sa charte." (source: association écoquartier)

Pour tous les intéressés à rejoindre une coopérative, la PECHE organisera des réunions les premier mercredis de chaque mois au restaurant "le Milan", Bd Grancy 54, Lausanne.

Les Écoquartiers de Grenoble et de Lausanne en vidéo

Pour tous ceux que veulent voir un écoquartier en vrai, voici un reportage sur l’écoquartier de Bonne à Grenoble, avec quelques interviews sur le site du futur écoquartier lausannois:

(source: association écoquartier)

Sinon, beaucoup de choses se préparent dans cette période: si vous en voulez voir les projets que se mettent en place, je vous donne rendez-vous les 16-17-18 juin devant le stade de la Pontaise!

San Francisco, 100 ans après

Que se passe-t-il dans une ville en 100 ans? Comment changent-ils l’espace public et sa perception? Quels aspects de la ville tend-on à privilégier quand on doit la décrire?

Pour entamer une réflexion sur tout ça, voici deux vidéos: la scène est  toujours la même, la Market Street de San Francisco, mais entre les deux il y a presque 100 ans de différence:

Donc, voici la première vidéo, de 1906:

et la deuxième, de 2005:

Même si entre les deux vidéo il y a eu le tremblement de terre de 1906, on aurait de la peine à en reconnaitre les traces: le bâtiment principal, le Ferry Building est toujours là, et les autres bâtiments ont été reconstruits aux mêmes endroits.

Le gros changement vient plutôt de la motorisation de masse: plus fort que le tremblement de terre, elle a imposé une redéfinition de l’espace public. Si en en 1906 l’ espace était partagé entre piétons, voitures et tramways, en 2005 l’espace est hiérarchisé: les tramways au centre, puis les voitures et enfin les piétons.

Très différent est aussi le regard porté sur les différents modes de transport. En 1906 l’accent était sur les voitures, qui zigzaguent exprès devant la camera, tandis que en 2005, le protagoniste de la vidéo est le vélo, seul moyen de transport à pouvoir utiliser tout l’espace public!

Si le thème vous intéresse, je vous conseille cet article de "All About Cities" sur le retour du vélo comme protagoniste de l’espace public, et cette collection de photo Avant/Après, sur Martouf.ch.

BMW se lance dans les Transports Publics

Il y a quelques temps, j’avais vu une publicité de Renault qui m’avait fait beaucoup réfléchir. Pour mémoire, la pub était celle-ci:

Comme eux-mêmes disent, la voiture a beaucoup changé notre façon de vivre: elle nous a permis de faire des vacances hors des sentiers battus, de faire nos courses une fois par semaine,  de nous donner une autonomie jamais vue.  Mais en contrepartie nous a donné toute une série d’inconvénients (embouteillages, pollution, accidents, perte de qualité des espaces publics) auxquels les gents commencent à donner de plus en plus d’importance.

Quoi faire, donc? Pour Renault, est juste suffisant de produire des voiture plus belles, avec plein de nouveautés, en espérant de séduire une dernière fois une clientèle en train d’aller ailleurs.

Des autres marques, notamment BMW, ont choisi une autre stratégie, et ont suivi leur clientèle là où elle était en train d’aller. Et a prodiut le train urbain INSPIRO, résultat d’une collaboration entre ses designers de DesignWorks USA et le groupe Siemens:

(image: inhabitat.com)

Et après BMW, qui sera le prochain? Voyagerons-nous bientôt dans des trains et des bus signés Porsche ou Ferrari?

La neige est de retour…

La neige est de retour sur le Lac Léman. Une bonne occasion pour poster quelques photos qui sommeillaient dans mon ordi depuis l’hiver dernier.

Tout d’abord, une vue de Montreux, prise depuis le Monument à Freddie Mercury:

Puis quelques vues depuis le haut:

Et enfin, une petite surprise: l’hôtel Tralala, dans la vieille ville.

Et, avec la neige qui tombe, je vous donne rendez-vous au prochain article.

Écoquartier des Plaines du Loup: voici le projet laureat!

…et finalement, voici le visage du nouvel Écoquartier! Félicitations au Bureau Tribu Architecture!

Toutes les infos sur leur site et sur le site de la Ville de Lausanne (aussi en PDF).

Et maintenant, tous au travail: la démarche participative sera riche et intéressante!

(images: tribu architecture)