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L’excuse ne pourrait être plus banal. Des câbles à substituer, des travaux sur la chaussée, et tout d’un coup la Rue Mauborget et la Rue Neuve à Lausanne se transforment en rues piétonnes.

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(image: 24heures)

Les autobus passent ailleurs et des nouvelles perspectives s’ouvrent.

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Et avec la complicité d’une belle journée de soleil, de temps en temps, quelqu’un s’aventure dans ce nouvel espace.

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Mais, pour l’instant, la plupart des gents n’osent pas s’aventurer au milieu de la chaussée et restent sur les trottoirs.

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Par contre, plusieurs profitent du passage piéton entre le Valentin et la Riponne, qui ne nécessite plus d’attente aux feux rouges.

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Côté autobus, pour l’instant je ne vois pas de gros soucis. La ligne 2 semble même être devenue un peu plus rapide (si vous avez des remarques sur les lignes 1 et 8, faites-moi le savoir!)… et donc tout ça m’incite à poser une question:

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Ne pouvant pas reproduire l’œuvre originale d’Andy Warhol, l’auteur de cet article a utilisée une photo de deux boites de soupe quiconque. (source: wikipedia)

Aujourd’hui, Steph vient de publier son excellent article sur le piratage informatique, qui donne son opinion à la question si le piratage informatique soit ou non un crime comparable au vol.

Je m’intéresse à la question depuis quelques temps, et je trouve que la plupart des débats tournent autour d’une fausse problème. Ils partent du principe que les œuvres qui nous intéressent soient toutes protégés par le droit d’auteur, et que la question concerne uniquement les moyens d’y accéder.

Si ce principe était vrai en 2000, maintenant les choses ont un peu changé.

Les grandes maison de disques ne gèrent plus la totalité du marché de l’art, et une partie grandissante d’artistes décident de publier leur travail sans passer par eux (des exemples en vrac: jamendo, ccmixter, newgrounds). Pour l’instant, la partie des œuvres promues par les grandes maison de disques restent majoritaires, mais la partie des œuvres diffusées librement est toujours grandissante.

La question du piratage est souvent réduite au téléchargement illégal d’œuvres protégées, et leur utilisation telles quelles. Ce n’est que la pointe de l’iceberg d’un problème plus grand, que semble ne pas concerner les maisons du disque, mais que risque d’être leur coup fatal: à chaque fois qui une nouvelle œuvre sort sur le marché, elle est remixée, parodiée et détournée par des milliers d’utilisateurs. Souvent, les œuvres dérivées sont publiées de manière gratuite, et rentrent dans la culture générale au même titre que leurs originaux protégés.

Et l’exemple extrême est donnée par cette vidéo:

La chanson  “Boulevard of Broken Songs”, née comme remix illégal d’une chanson de Green Day, diffusé massivement et gratuitement à travers internet, devient la bande son d’une vidéo celebrant l’équipe de football AC Milan, dont le proprietaire est une des grandes maisons de disques qui soutiennent la lutte contre le piratage informatique.

Les pirates sont désormais dans le château du roi.

Plan directeur localisé intercommunal du secteur Arc-En-Ciel, Réunion d’information et lancement de la consultation publique.

mercredi 3 juin 2009, de 18h à 20h,
au complexe de la Grande salle, Hôtel-de-Ville, à Bussigny (à deux pas de la gare).

la suite sur le site web du Schéma Directeur de l’Ouest Lausannois

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Dans ces derniers jours, beaucoup de personnes m’ont demandé des idées et des adresses pour faire des achats à Lausanne le Dimanche et en soirée. Donc, demande après demande, j’ai regroupé un bon nombre d’adresses.

Et, aujourd’hui, je lance officiellement le site du shopping dominical lausannois:  Lausanne Dimanche.

La semaine qui s’ouvre est riche d’événements pour tous le passionnés d’architecture et développement urbain. Donc, voici ma sélection:

Un des éléments qui caractérisent l’espace urbain est le commerce. Le commerce est là ou les gents se réunissent, et souvent est le facteur qui crée les liens entre les habitants d’une ville.

Et le commerce est un des éléments qui échappent plus facilement à la planification urbaine. Les boutiques ouvrent et ferment très rapidement et leur dynamique s’adapte mal aux temps longs de la planification urbaine.

Pour expliquer ce concept, allons voire un exemple, le quartier de Pietralata à Rome.

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(image: Skyscrapercity)

Pietralata est un quartier d’environ 50.000 habitants, plutôt dense et plutôt isole du reste de Rome, et donc peut être considéré comme une ville à part entière. Son centre se situe le long de la Via Tiburtina, où se concentrent aussi la plupart du trafic routier et des lignes de transports publics.

Dans les années 60, un plan d’urbanisme a investi le quartier: ce plan prévoyait une réseau d’autoroutes urbaines, un nouveau métro et un parking d’échange entre les deux.  Le plan a été réalisé très lentement, puis abandonné. Le réseau d’autoroutes n’a pas été terminé (La partie non construite de l’autoroute correspond à celle qui devrait croiser la Via Tiburtina dans le centre de Pietralata), ainsi que le parking d’échange.   Le métro a été ouvert (même si ne passe pas à l’intérieur du quartier) et un couloir de bus en site propre a été aménagé le long de la Via Tiburtina.

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(image: Microsoft Virtual Earth)

Entre temps, le quartier a fleuri, il est devenu à la mode (il est un des quartiers étudiants de Rome) et les parcelles réservées pour l’autoroute ont été réutilisées pour des autres usages. Les activités présents à Pietralata sont representées dans la carte ci-dessous:

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Les espaces au rez-de-chaussée des bâtiments residentiels de part et d’autre de la Via Tiburtina ont été occupé par des boutiques de marque (en bleu dans la carte), et les bâtiments industriels (en mauve) ont été réconvertis en supermarchés (en jaune).  Dans les rues secondaires, les petites boutiques indépendentes (en rouge) ont profité de la proximité avec les grandes marques et des supermarchés et des prix nettement plus bas dus à la position legerèment moins favorable. Dans les rues plus lontaines, les laboratoirs artisanaux (en vert) et les équipements publics (en gris) occupent les espaces moins desirables et moins chers.

Avec ses plans non terminés et sa variété d’usages, Pietralata est l’exemple parfait des critères qui contribuent à créer une ville intéressante,  dense et variée. critères que je reporte ici, dans leur formulation par The Urbanophile:

“If you having nothing but high value buildings, no one but national chains can afford to invest. If you have nothing but low value buildings, no one wants to. It is important to have a mixture of buildings, supporting a mixture of uses, mixture of high, medium and lower values uses, and both national chains (which bring much good with them) and indigenous business. It is this diversity that again helps to mitigate against the failure of any one element. And also provides room for the local business that is both committed to the town and a source of at least some independent economic life.”

“Jane Jacobs said new enterprises usually require old buildings. That is, where rents are low and it is cheap to set up shop. The spikey world model tells us economic growth occurs where land values are highest. Interestingly, I think this is resolved by looking at what Jacobs described as the self-destruction of diversity. That is, over time, successful diverse district tend to increasingly concentrate in their most successful use, crowding out other uses. Then ultimately, lacking the vitality that diversity brought, those ares eventually declined.”

Aujourd’hui, dans la conférence “desperate houses” à l’EPFL, je suis venu à connaissance d’un étude, mené par le bureau Raumbureau, qui dit que, dans les zones villas, en moyenne 1 maison sur 5 est reconvertie en espace bureau.

Donc, si cette tendance se confirme:

  • Peu a peu, les zones villas pourront devenir des véritables villages, avec bureaux, boutiques, bureaux de poste, petits hôpitaux…  (dans la conférence, un projet similaire était décrit),
  • La densification n’est pas la seule réponse à l’étalement urbain, mais des autres solutions (beaucoup plus “open source”) sont possibles,
  • Les villas à Aigle, que j’avais noté il y a quelques jours, pourront devenir dans quelques années quelque chose de très intéressant!

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(photo: flickr)

Ce mois, la zone villa (et son complément, la voiture) est à l’ordre du jour: des émissions sur le site de la RSR (Voir par exemple , et ), un forum de l’association Ecoparc (j’en avais déjà parle ):  donc, c’est la bonne occasion pour réfléchir sur le sujet et proposer une stratégie en trois étapes pour mettre d’accord autorités et propriétaires.

1 – Réqualifier le réseau routier

Une première démarche, réalisable entièrement par le pouvoir public, consiste en la réqualification des axes routiers.  Dans plusieurs cas, le choix du mode de transport est influencé par le confort de l’usager.

Commençons en examinant une série de routes que privilégient les automobilistes par rapport aux autres modes de transport.

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Aigle. Les trottoirs sont petits et peu protegés depuis la route.

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Aigle. Route réservé au trafic motorisé .

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Aigle. Traversée interdite (mais les gents traversent quand même).

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Aigle. Passage souterrain, peu attrayant.

Et voici quelques possibles solutions.

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Aigle. Ecran d’arbres, trottoir et attivités commerciales.

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Aigle. Contre-allée.

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Aigle. Jardin aménagé entre la route (avec arrêt bus) et le centre commercial.

2 – Permettre la mixité

Dans ce cas, la choix reste à nouveau aux autorités. Un bon règlement devrait pouvoir permettre la reconversion des villas et de leurs annexes en nouvelles formes et nouvelles fonctions, afin de garantir une mixité fonctionnelle et des trajets plus courts pour rejoindre les différents services.

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Aigle: la contre-allée pourrait être un lieu ideal pour l’implantation de commerces.

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Un exemple de garage dans une zone villa: un espace bâti qui pourrait être réutilisé en tant que commerce ou atelier. (image: flickr)

3 – Crowdsourcing

Les premières deux étapes étaient réservées aux autorités publiques, la troisième est réservée aux privées. Car la villa et la voiture sont avant tout des produits industriels, qui sont produits et vendus à travers une politique de marketing bien établie. Donc, une alternative à la villa individuelle devrait offrir ce qui la villa individuelle n’offre pas: des espaces communs, une communauté vivante, tout en gardant les espaces verts, les possibilités de personnalisation et le contact avec la nature que la villa individuelle nous offre.

La solution pourrait venir du Crowdsourcing: construire une communauté de Cohousing ou Coworking, organiser des événement pour faire connaitre les habitant potentiels (un voyage de quelques jours serait l’idéale), puis aller tous ensemble vers une coopérative ou un promoteur et construire la maison de nos rêves.

Et la force du groupe permettrait de créer des nouvelles synergies. La comunauté pourrait devenir un sujet, capable par example de promouvoir, comme une entreprise, des plans de mobilité.

Maintenant c’est clair, et même des sources officielles comme les Urbanités de la RSR le disent: dans le canton de Vaud des villes nouvelles sont en train d’émerger. Des villes comme Nyon ou Morges sont en train de devenir des pôles majeures de la Métropole Lémanique, au point de pouvoir concurrencer Genève ou Lausanne. De plus, des parcs d’affaires comme le A-One Business Center à Rolle, ou le Littoral Parc à Etoy attirent plusieurs entreprises dans des secteurs jusqu’à maintenant peu urbanisés.

Cette croissance a un risque: les nouveaux pôles risquent de devenir des Suburbia à l’américaine, dans lesquelles les différentes fonctions sont lointaines les unes des autres, toutes les trajets sont parcourus en voiture, et les espaces publics sont pratiquement absents.

Donc, il faut vieiller afin que ces pôles émergents deviennent des véritables villes et, pour ça, que la stratégie en trois étapes de la quelle j’avais parlé il y a quelques jours soit appliquée. En gros, les points clé de cette stratégie étaient:

Un bon exemple de cette politique vient de la ville de Vevey, qui a mis en place le concept “Vevey, ville d’images” pour soutenir et promouvoir sa politique culturelle.

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