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À Genève, Mars est le mois du salon de l’auto. Sur tous les journaux et toutes les chaînes de télévision, on ne parle que de ça: on juge les nouveaux modèles, on analyse les nouvelles tendances, on discute sur quel serait-il le futur de la voiture…

Et, au même temps, c’est l’occasion, pour la plupart des marques automobiles, de sortir leur nouvelles campagnes de publicité. Entre autres, je trouve très emblématique celle de Renault:

Une campagne qui représente bien l’esprit qui règne dans la branche automobile: on sent bien que on n’est plus le rêve du consommateur moyen, et donc on cherche de se justifier en proposant la voiture électrique, et en espérant ainsi de séduire à nouveau le consommateur moyen.

Je doute que cette démarche puisse avoir du succès, car  la voiture électrique ne résolve pas aucun des problèmes typiques de l’automobiliste moyen: elle ne permet pas de faire beaucoup de kilomètres avec une recharge, elle reste  piégée dans les bouchons comme toutes autres voitures, elle ne se parque pas plus facilement non plus… les seuls qui pourraient en bénéficier seraient les voisins du client potentiel de Renault, mais je doute de leur pouvoir de conviction.

Et donc, quel pourrait être un bon final pour cette pub? Le produit qui permettra a nous consommateurs de faire la paix avec Renault? Voici ma proposition: le Renault Agora. Un modèle qui existe déjà dans son catalogue, et qui est apprécié quotidiennement par des milliers de personnes:

(image: wikimedia commons)

Donc, je vous invite à un exercice: une fois arrivés vers la fin de la pub ci-dessus, prenez les dernières images et substituez-les avec des images de la flotte bus de Renault, comme par exemple celles-ci:

c’est déjà mieux, non?

(photo: gare de Lausanne, via Flickr)

Saviez-vous que le vendredi et samedi soir, entre Lausanne et Renens, il y a des trains et des bus toute la nuit?

Bien sûr, parfois n’est pas facile de les retrouver: quelqu’un d’entre eux part de la gare, quelqu’un d’autre part du Flon, quelqu’un accepte certains abonnements, quelqu’un d’autre en accepte des autres…

Et donc, pour aider tous les renanais qui veulent passer la soirée sur Lausanne et rentrer chez eux sans se soucier des horaires du retour, la CITraP-Vaud a édité un recueil complet des horaires des trains et des bus de Lausanne à Renens, chacun avec point de départ, prix du billet et abonnements valables.

Et si votre destination n’est pas Renens (ou votre point de départ n’est pas Lausanne),  des autres horaires sont également disponibles sur somnambule.ch

Matériaux alternatifs et autoconstruction: une autre façon de bâtir

Lundi 22 février 2010 – 20h00
Lieu : Pôle Sud, Av. J-J. Mercier 3 (Place de l’Europe), 1003 Lausanne

Avec Aino Adriaens de l’association La Maison Nature et Stéphane Fuchs, architecte chez ATBA.

Oui, il existe des alternatives à habiter un bâtiment en béton réalisé par les acteurs classiques de la construction. Nos intervenants nous présenteront leurs expériences dans le domaine de la construction dite alternative.

La Maison Nature regroupe un grand nombre de professionnels de la construction écologique ou de l’environnement. Avec ces experts de l’habitat écologique et du jardin naturel, nous découvrirons quelques exemples concrets de rénovation écologique utilisant des isolants et des peintures basés sur des matières premières renouvelables et si possible indigènes. Nous ferons ensuite un petit détour par les jardins naturels et leurs aménagements extérieurs (arbustes indigènes, prairie, etc) indissociables des maisons, et enfin nous évoquerons un écoquartier bernois créé il y a 25 ans, qui a prêté une attention particulière à ses aménagements extérieurs.

ATBA est un spécialiste depuis sa création il y a 10 ans, dans l’architecture écologique, économique et sociale. M. Fuchs nous présentera des expériences réalisées dans le domaine de l’autoconstruction et des matériaux alternatifs. Nous parlerons de l’intégration de matériaux locaux (paille, terre, bois, etc) et d’échanges de compétences avec les professionnels, mais surtout nous aborderons les possibilités de s’approprier un logement en participant à la construction du projet (immeuble ou villa).

Source: Association Écoquartier

Votre ville est-elle cyclophile? Dans votre ville sont-ils prévus assez de voies réservées? Est-il possible d’y parquer son vélo sans peur de ne pas le retrouver à son retour? Peut-on embarquer son vélo dans les transports publics? Celles-ci sont quelques-unes des questions que l’association Pro Vélo demande à tous cyclistes et aspirants cyclistes de Suisse, dans son questionnaire en ligne « Villes Cyclables« 


Donc, si vous aimez ce moyen de transport, n’hésitez pas à répondre au sondage!

Sauvons les EuroNight!

(image: wikimedia commons)

À côté des luminaires et des marchés de Noël, le mois de décembre porte souvent des nombreuses nouveautés dans l’offre des compagnies de transport publics. Normalement, ce signifie beaucoup de cadeaux pour les usagers: Nouvelles lignes, horaires élargis, trajets plus simples et plus rapides…

Mais cet année, au milieu de ces cadeaux, s’est glissée une mauvaise surprise: les trains EuroNight, qui reliaient la Suisse à l’Italie centrale, seront supprimes dès le 13 décembre, obligeant tous les voyageurs à destination de Bologne, Florence et Rome à effectuer un changement de train à Milan.

Pour contester cette décision,  une pétition circule depuis quelques jours.  Pour la signer, c’est par là!

Après notre tour de la banlieue Sud de Bâle, revenons vers le centre ville, et précisément au 192 de la Dornacherstrasse, où une vieille usine désaffectée est devenue un centre de quartier regroupant les activités les plus diverses, le Gundeldinger Feld.

L’histoire du lieu aurait pu être la même de beaucoup d’autres cas similaires: une usine en plein centre-ville qui part en banlieue pour manque d’espace disponible, un vide urbain qui se crée, des intérêts  qui commencent à se montrer… Mais c’est à ce point que le choses changent. Les architectes du bureau INSITU, habitants du quartier, entendue la nouvelle du départ de l’usine, décident que avec cet espace on peut faire quelques chose que puisse être utile à tout le quartier. Commence donc une négociation entre les architectes, les anciennes propriétaires et des investisseur potentiels, qui finalement aboutit à la création d’une SA, qui achète les lieux et entreprend sa mutation.

Les architectes du bureau viennent tous d’une période de travail en Afrique, et décident d’appliquer ici les mêmes principes qu’avaient réglé leurs expériences africaines, notamment:

  • la recherche d’usages compatibles avec les espaces à réaffecter, de manière à minimiser les travaux nécessaires;
  • l’usage de materiaux massifs (notamment bois, métal, maçonnerie, béton), facilement réparables et dotés d’une longue durée de vie.
  • l’ouverture des espaces ainsi réalisés à une population la plus vaste possible.

Le résultat de cette approche est un ensemble comprenant les fonctions les plus diverses, notamment:

Vue  de la cour centrale.  À gauche, le restaurant Eo Ipso, à droite, les bureaux.

Détails de la cour. Les travaux ici se sont limités à un nouveau sol, des pots à fleurs et des abris vélos. Grâce aux règlements bâlois, très permissifs vers les projets « sans voitures », aucune place de parc n’a du être aménagée dans l’enceinte du complexe.

Au contraire d’autres projets similaires, les bacs à fleurs ne sont pas cloués au sol. Les usagers du lieu peuvent les déplacer selon leurs envies, et donner leur touche personnelle à cet espace.

Le restaurant Blinde Kuh et ses bouteilles écrites en Braille. Dans ce restaurant, le personnel est entièrement composé par des aveugles et on mange dans le noir le plus complet. Si vous passez par Bâle, c’est une expérience à ne pas manquer!

une halle avant rénovation.

Une halle similaire, reconvertie en bibliothèque de quartier. On peut noter que beaucoup d’éléments de l’usine (notamment les grues) sont restés sur place.

La halle de grimpe. Même ici, les éléments du passé industriel du complexe restent bien visibles.

Quelles sont les leçons à tirer de ce projet? Moi, je n’ai retenues trois:

  • Le développement durable n’est pas fait de matériaux futuribles (on peut à ce propos faire une comparaison avec le « matelas » dont je vous avais parlé quelques jour en arrière) ou de projets hyperdéterminés, mais plutôt de solution simples et facilement reproductibles. (une série de lectures à ce sujet se trouve sur le site « emergent urbanism« )
  • Pour être accepté du grand public, un projet issu du développement durable doit être amusant et facile à utiliser: quelqu’un y viendra pour ses qualités environnementales, quelqu’un d’autre pour sa facilité d’usage, des autres encore pour ses prix bas, et tous ensembles contribueront à faire vivre le projet.
  • Les locaux doivent être loués à un prix qui soit assez bas pour que des activités indépendantes puissent y accéder, mais assez haut pour que ces activités soient obligés a développer un projet viable

Juste à côté du bâtiment dont je vous ai parlé dans le billet précédant, on trouve  un autre concept fort intéressant:  Job Factory, un centre commercial entièrement géré par des jeunes chômeurs.

Store_Nacht

(image: jobfactory.ch)

On peux y trouver beaucoup de commerces différentes, notamment:

ainsi que plusieurs ateliers:

Le temps de quelques billet, je vous invite à la découverte de Bâle, une ville où les projets intéressants ne manquent pas.  Notre tour de la ville commence dans la banlieue Sud,  avec ce bâtiment commercial:

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Enserré entre la route et les voies de chemin de fer, ce bâtiment est si étroit que on aurait de la peine à croire que quelqu’un puisse y habiter ou travailler.

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On se rapproche un peu du bâtiment, et on découvre son étrange texture, qui le fait ressembler à un matelas ou à un canapé géant.

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Le but de cette texture serait celui de mieux isoler le bâtiment et éviter toutes dispersions d’énergie, en accord avec les principes du développement durable. Quand même, on peut observer que façades et fenêtres ont mal vieilli, et montrent déjà des signes de détérioration.

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et sur cette réflexion, on passe au prochain bâtiment.

Ils ne votent pas, on ne leur demande jamais leur avis, ils sont souvent les oubliés des processus participatifs… Les adolescents sont pourtant des acteurs importants de la ville. D’autant plus dans le cadre du projet Métamorphose, puisque les adolescents des Bossons-Plaines du Loup sont parmi les plus fréquents utilisateurs des terrains de sport situés sur le plateau de la Blécherette et de leurs environs, qui devraient céder leur place à un écoquartier. Mais qu’apprécient-ils actuellement dans leur quartier? Que voudraient-ils y changer? Une démarche intitulée « Métamorphose Adolescents » a été mise sur pied par le Centre de quartier avec le soutien de l’Association écoquartier : information, discussions et visite des écoquartiers Vauban et Rieselfeld à Freiburg-in-Brisgau. Lors de la soirée du 30 novembre 2009, la parole leur sera donnée pour que, sur la base de ces expériences, ils puissent partager leurs craintes, leurs envies et leurs rêves relatifs au développement futur de leur quartier.

Lundi 30 novembre 2009 – 20h00, conférence « La parole aux adolescents ».
Centre de quartier des Bossons-Plaines du Loup,  Ch. des Bossons, Lausanne.

avec les participant-e-s à la démarche « Métamorphose Adolescents »
initiée et menée par le Centre de quartier des Bossons-Plaines du Loup.

(source: écoquartier)

(source vidéo: les Urbanités/RSR)

Lors de la prochaine votation du 29 novembre 2009, ce blog soutient le CEVA.

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