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Matériaux alternatifs et autoconstruction: une autre façon de bâtir

Lundi 22 février 2010 – 20h00
Lieu : Pôle Sud, Av. J-J. Mercier 3 (Place de l’Europe), 1003 Lausanne

Avec Aino Adriaens de l’association La Maison Nature et Stéphane Fuchs, architecte chez ATBA.

Oui, il existe des alternatives à habiter un bâtiment en béton réalisé par les acteurs classiques de la construction. Nos intervenants nous présenteront leurs expériences dans le domaine de la construction dite alternative.

La Maison Nature regroupe un grand nombre de professionnels de la construction écologique ou de l’environnement. Avec ces experts de l’habitat écologique et du jardin naturel, nous découvrirons quelques exemples concrets de rénovation écologique utilisant des isolants et des peintures basés sur des matières premières renouvelables et si possible indigènes. Nous ferons ensuite un petit détour par les jardins naturels et leurs aménagements extérieurs (arbustes indigènes, prairie, etc) indissociables des maisons, et enfin nous évoquerons un écoquartier bernois créé il y a 25 ans, qui a prêté une attention particulière à ses aménagements extérieurs.

ATBA est un spécialiste depuis sa création il y a 10 ans, dans l’architecture écologique, économique et sociale. M. Fuchs nous présentera des expériences réalisées dans le domaine de l’autoconstruction et des matériaux alternatifs. Nous parlerons de l’intégration de matériaux locaux (paille, terre, bois, etc) et d’échanges de compétences avec les professionnels, mais surtout nous aborderons les possibilités de s’approprier un logement en participant à la construction du projet (immeuble ou villa).

Source: Association Écoquartier

Votre ville est-elle cyclophile? Dans votre ville sont-ils prévus assez de voies réservées? Est-il possible d’y parquer son vélo sans peur de ne pas le retrouver à son retour? Peut-on embarquer son vélo dans les transports publics? Celles-ci sont quelques-unes des questions que l’association Pro Vélo demande à tous cyclistes et aspirants cyclistes de Suisse, dans son questionnaire en ligne « Villes Cyclables« 


Donc, si vous aimez ce moyen de transport, n’hésitez pas à répondre au sondage!

Sauvons les EuroNight!

(image: wikimedia commons)

À côté des luminaires et des marchés de Noël, le mois de décembre porte souvent des nombreuses nouveautés dans l’offre des compagnies de transport publics. Normalement, ce signifie beaucoup de cadeaux pour les usagers: Nouvelles lignes, horaires élargis, trajets plus simples et plus rapides…

Mais cet année, au milieu de ces cadeaux, s’est glissée une mauvaise surprise: les trains EuroNight, qui reliaient la Suisse à l’Italie centrale, seront supprimes dès le 13 décembre, obligeant tous les voyageurs à destination de Bologne, Florence et Rome à effectuer un changement de train à Milan.

Pour contester cette décision,  une pétition circule depuis quelques jours.  Pour la signer, c’est par là!

Après notre tour de la banlieue Sud de Bâle, revenons vers le centre ville, et précisément au 192 de la Dornacherstrasse, où une vieille usine désaffectée est devenue un centre de quartier regroupant les activités les plus diverses, le Gundeldinger Feld.

L’histoire du lieu aurait pu être la même de beaucoup d’autres cas similaires: une usine en plein centre-ville qui part en banlieue pour manque d’espace disponible, un vide urbain qui se crée, des intérêts  qui commencent à se montrer… Mais c’est à ce point que le choses changent. Les architectes du bureau INSITU, habitants du quartier, entendue la nouvelle du départ de l’usine, décident que avec cet espace on peut faire quelques chose que puisse être utile à tout le quartier. Commence donc une négociation entre les architectes, les anciennes propriétaires et des investisseur potentiels, qui finalement aboutit à la création d’une SA, qui achète les lieux et entreprend sa mutation.

Les architectes du bureau viennent tous d’une période de travail en Afrique, et décident d’appliquer ici les mêmes principes qu’avaient réglé leurs expériences africaines, notamment:

  • la recherche d’usages compatibles avec les espaces à réaffecter, de manière à minimiser les travaux nécessaires;
  • l’usage de materiaux massifs (notamment bois, métal, maçonnerie, béton), facilement réparables et dotés d’une longue durée de vie.
  • l’ouverture des espaces ainsi réalisés à une population la plus vaste possible.

Le résultat de cette approche est un ensemble comprenant les fonctions les plus diverses, notamment:

Vue  de la cour centrale.  À gauche, le restaurant Eo Ipso, à droite, les bureaux.

Détails de la cour. Les travaux ici se sont limités à un nouveau sol, des pots à fleurs et des abris vélos. Grâce aux règlements bâlois, très permissifs vers les projets « sans voitures », aucune place de parc n’a du être aménagée dans l’enceinte du complexe.

Au contraire d’autres projets similaires, les bacs à fleurs ne sont pas cloués au sol. Les usagers du lieu peuvent les déplacer selon leurs envies, et donner leur touche personnelle à cet espace.

Le restaurant Blinde Kuh et ses bouteilles écrites en Braille. Dans ce restaurant, le personnel est entièrement composé par des aveugles et on mange dans le noir le plus complet. Si vous passez par Bâle, c’est une expérience à ne pas manquer!

une halle avant rénovation.

Une halle similaire, reconvertie en bibliothèque de quartier. On peut noter que beaucoup d’éléments de l’usine (notamment les grues) sont restés sur place.

La halle de grimpe. Même ici, les éléments du passé industriel du complexe restent bien visibles.

Quelles sont les leçons à tirer de ce projet? Moi, je n’ai retenues trois:

  • Le développement durable n’est pas fait de matériaux futuribles (on peut à ce propos faire une comparaison avec le « matelas » dont je vous avais parlé quelques jour en arrière) ou de projets hyperdéterminés, mais plutôt de solution simples et facilement reproductibles. (une série de lectures à ce sujet se trouve sur le site « emergent urbanism« )
  • Pour être accepté du grand public, un projet issu du développement durable doit être amusant et facile à utiliser: quelqu’un y viendra pour ses qualités environnementales, quelqu’un d’autre pour sa facilité d’usage, des autres encore pour ses prix bas, et tous ensembles contribueront à faire vivre le projet.
  • Les locaux doivent être loués à un prix qui soit assez bas pour que des activités indépendantes puissent y accéder, mais assez haut pour que ces activités soient obligés a développer un projet viable

Juste à côté du bâtiment dont je vous ai parlé dans le billet précédant, on trouve  un autre concept fort intéressant:  Job Factory, un centre commercial entièrement géré par des jeunes chômeurs.

Store_Nacht

(image: jobfactory.ch)

On peux y trouver beaucoup de commerces différentes, notamment:

ainsi que plusieurs ateliers:

Le temps de quelques billet, je vous invite à la découverte de Bâle, une ville où les projets intéressants ne manquent pas.  Notre tour de la ville commence dans la banlieue Sud,  avec ce bâtiment commercial:

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Enserré entre la route et les voies de chemin de fer, ce bâtiment est si étroit que on aurait de la peine à croire que quelqu’un puisse y habiter ou travailler.

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On se rapproche un peu du bâtiment, et on découvre son étrange texture, qui le fait ressembler à un matelas ou à un canapé géant.

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Le but de cette texture serait celui de mieux isoler le bâtiment et éviter toutes dispersions d’énergie, en accord avec les principes du développement durable. Quand même, on peut observer que façades et fenêtres ont mal vieilli, et montrent déjà des signes de détérioration.

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et sur cette réflexion, on passe au prochain bâtiment.

Ils ne votent pas, on ne leur demande jamais leur avis, ils sont souvent les oubliés des processus participatifs… Les adolescents sont pourtant des acteurs importants de la ville. D’autant plus dans le cadre du projet Métamorphose, puisque les adolescents des Bossons-Plaines du Loup sont parmi les plus fréquents utilisateurs des terrains de sport situés sur le plateau de la Blécherette et de leurs environs, qui devraient céder leur place à un écoquartier. Mais qu’apprécient-ils actuellement dans leur quartier? Que voudraient-ils y changer? Une démarche intitulée « Métamorphose Adolescents » a été mise sur pied par le Centre de quartier avec le soutien de l’Association écoquartier : information, discussions et visite des écoquartiers Vauban et Rieselfeld à Freiburg-in-Brisgau. Lors de la soirée du 30 novembre 2009, la parole leur sera donnée pour que, sur la base de ces expériences, ils puissent partager leurs craintes, leurs envies et leurs rêves relatifs au développement futur de leur quartier.

Lundi 30 novembre 2009 – 20h00, conférence « La parole aux adolescents ».
Centre de quartier des Bossons-Plaines du Loup,  Ch. des Bossons, Lausanne.

avec les participant-e-s à la démarche « Métamorphose Adolescents »
initiée et menée par le Centre de quartier des Bossons-Plaines du Loup.

(source: écoquartier)

(source vidéo: les Urbanités/RSR)

Lors de la prochaine votation du 29 novembre 2009, ce blog soutient le CEVA.

Samedi 14 novembre 2009, de 9h à 13h, Marché du SDOL au Polydôme de l’EPFL (métro m1 / bus tl 33 / bus TPM 1, arrêt EPFL). Thème de la journée:

« TRAM, RER, BUS, VÉLOS, VOITURES : QUELS PROJETS DE TRANSPORT POUR ACCOMPAGNER LE DÉVELOPPEMENT DE L’OUEST LAUSANNOIS ? »

Toutes les infos sur le site du SDOL (Schéma Directeur de l’Ouest Lausannois).

Metro_7_Porte_d_Ivry_tramway

(image: wikipedia)

Le terme « requalification urbaine » est souvent utilisé pour définir des projets très différents. La réhabilitation urbaine peut à la fois représenter des projets initiés par des habitants, par des acteurs privés ou par les pouvoirs publics; elle peut concerner de petites interventions (réaménagement d’une rue ou réhabilitation d’un vieux bâtiment) ou de grands projets (réaménagement de zones de friches, quartiers anciens ou dégradés, …), ou encore des projets qui ont comme but l’amélioration de la qualité de vie des habitants du quartier et d’autres qui visent plutôt au développement économique de la ville.
Nos intervenants nous guideront à travers les multiples facettes de ce concept par une série d’exemples réalisés à Lausanne et ailleurs, et nous présenteront des outils pour faciliter et évaluer la requalification.

Lundi 28 septembre 2009 – 20h00
Lieu : Pôle Sud, Av. J-J. Mercier 3 (Place de l’Europe), 1003 Lausanne >>PLAN

avec Sandra Guinand, chercheuse à l’institut de géographie de l’UNIL et Pablo Cruchon, travailleur social.

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